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Paranthese_Gauche

Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.

Julien Green

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Biographie de Gandhi par José Frèches

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Interviewnterview
Oncle Dan : souvenirs
Le photographe Jean-Marie Périer, installé depuis dix ans près de Villeneuve d’Aveyron, a eu trois pères : Henri Salvador son père de sang, François Périer, son père adoptif et l’énigmatique patron de presse, Daniel Filipacchi, son père spirituel à qui il vient de consacrer un livre de souvenirs.


Actualitedulivre.com : Quels liens vous unissent à celui que vous appelez «Oncle Dan» ?


Jean Marie Perier : Daniel est quelqu’un à qui je dois tout. C’est lui qui a chassé mes problèmes d’enfance quand j’ai été fracassé d’apprendre à 16 ans que mon vrai père était Henri Salvador. Il m’a engagé en cinq secondes sur un bout de trottoir et m’a introduit dans un univers d’adultes, celui de la musique, des années soixante, de « Salut les Copains ». C’est lui qui m’a révélé à moi-même et m’a permis de digérer cette blessure – même si je n’en guérirais jamais – d’être abandonné par Henri Salvador. Je l’ai immédiatement appelé oncle Dan, sans réfléchir, parce qu’il était trop jeune pour être mon père. Mais je l’ai choisi instinctivement choisi comme troisième père.

ALC : Qu’est-ce que vous avez trouvé en lui que vous ne trouviez pas auprès de votre père adoptif, François Périer ?

J. M. P. :
François Périer, c’est mon vrai père. Je lui dois tout, mais je le voyais peu. Comme tous les comédiens, il était toujours un peu en représentation. Quand il était triste, il était trop triste ou à l’inverse trop gai. Jamais je ne suis parti en vacances avec lui. Mais il a été un exemple, il est celui à qui je voulais ressembler. C’est ça l’éducation. Mais à 16 ans, en apprenant ma filiation, je suis parti en vrille. J’ai été réellement en danger. Je voulais être musicien, mais quand j’ai appris qui était mon géniteur – un mot horrible, mais qui lui va comme un gant -, j’ai arrêté le piano. Je voulais couper avec tout ce qui pouvait me faire ressembler à Salvador. J’aurais accepté n’importe quoi, devenir plombier, fleuriste… Grâce à Daniel, cela a été la photographie. Cela dit, je me dis que j’ai eu de la chance d’être le fils par le sang de Henri Salvador et d’être élevé par François Périer. L’inverse aurait été horrible !

ALC :
Pendant quelques années, vous refusiez de parler d’Henri Saldador. Où en êtes-vous aujourd’hui depuis sa disparition ?

J.M.P. : Salvador restera la plus grande déception de ma vie. De toute façon, il n’a jamais été un père pour moi. A mes yeux, c’est juste un type qui a eu une aventure avec ma mère. Mais j’ai cru jusqu’au bout qu’un jour, il me reconnaîtrait. Je me suis trompé. Ce que je ne lui pardonnerai jamais, c’est qu’après m’avoir ignoré pendant des années, il m’ait de nouveau abandonné en 2000 après avoir renoué avec moi. Je me serais passé de ce deuxième choc. C’est surtout à cause de mes enfants qu’il a méprisés, que je suis fou de rage. C’était certes un grand artiste, mais il était un monstre d’égoïsme. Et malheureusement ce n’était pas quelqu’un de bien. Pour moi, cela fait longtemps qu’il est mort. Il est mort exactement le jour du décès de mon vrai père, François Périer.

ALC : A 80 ans, Daniel Filipacchi vit aujourd’hui à l’écart du monde. Etes-vous resté totalement proche de lui ?

J. M. P. : Notre relation n’a jamais changé. Il a gardé son rôle de protecteur. Ce n’est pas un être expansif, mais il ne m’a jamais laissé tomber. Je ne sais pas s’il me considère comme son fils spirituel, car ce sont des mots qu’il ne dira jamais, mais souvent il m’emmène en vacances, je fais partie de ses proches. Après avoir dirigé 100 journaux, dont cinquante aux USA, il est aujourd’hui un des plus gros collectionneurs d’art moderne au monde. Personne ne connaît son visage, il n’a donné qu’une seule interview dans sa vie. C’est un type rare, étonnant, et ma fascination pour lui est intacte. S’il n’est pas réellement mon père, sa présence me rassure. Quand on perd ses parents, on se retrouve en première ligne Et bien, Daniel est le dernier dont je puisse dire qu’il est encore au-dessus de moi.

ALC : Avec le recul, qu’avez-vous hérité de ces trois hommes qui ont bercé votre vie ?

J. M. P. :
J’ai hérité de l’amour de la musique d’Henri Salvador, le sens de la responsabilité, voire de la culpabilité de François Périer. J’espère aussi de son honnêteté, car il était plus qu’un homme honnête, mais un honnête homme. D’Oncle Dan, j’ai peut-être la façon de pensée, l’attirance pour le non-conformisme et la provocation. Tous les trois ont fait de moi ce que je suis. J’aurais pu mal tourner, j’aurais voulu être musicien, mais j’aime à dire que je suis un raté qui n’a pas trop mal réussi.

Propos recueillis par Laure Joanin

« Oncle Dan » (Editions XO)


Oncle Dan :

Jean-Marie Perier :

 

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02/05/2008 - Biographie : Laure Joanin
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  Jean-Marie Perier
  Alain Vircondelet
  Francoise-Marie Santucci
  Daniel Picouly
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  Rachid Taha
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Livres de chevetivres de chevet
Mireille Calmel : Cyrano
«Il y a beaucoup de livres qui ont marqué ma vie, mais rien n’égale à mes yeux, le "Cyrano" d’Edmond Rostand. Il y a tout dedans : une forme et un style merveilleux et une puissance d’émotions que j’ai rarement trouvée ailleurs. C’est le livre qui m’a le plus transportée. On n’est jamais dans la mièvrerie, tous les sentiments sont d’une justesse étonnante. Je le relis souvent. Ce qui me fascine le plus, je crois, c’est de constater comment Rostand a su montrer comment la laideur peut être magnifiée par le verbe.» J.R. Llobet
op 10 (Du 12 mai 2008 au 18 mai 2008)
1 :: Je reviens te chercher
         Guillaume Musso
2 :: La consolante
         Anna Gavalda
3 :: Les enfants de la liberté
         Marc Levy
4 :: Sous les vents de Neptune
         Fred Vargas
5 :: Les aventures de Blake et Mortimer, vol.18 : Le sanctuaire de Gondwana
         Yves Sente André Juillard
6 :: Promets-moi
         Harlan Coben
7 :: Millénium, vol. 1: Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
         Stieg Larsson
8 :: Millénium, vol.2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
         Stieg Larsson
9 :: Echo park
         Michael Connelly
10 :: Les yeux jaunes des crocodiles
         Katherine Pancol
ivres à l'écran
15 ans et demi

Site Officiel : cliquez sur l'affiche 

Philippe Le Tallec (Daniel Auteuil) a beau être une sommité scientifique et tripatouiller les neutrons avec brio, quand il se retrouve en charge de sa fille Eglantine (Juliette Lamboley) le savant se rend vite compte qu'il a du mal à endosser l'habit du père. C'est qu'Eglantine a grandi sans qu'il s'en rende compte et que le "bébé" entend vivre sa vie comme toutes les ados de 15 ans et demi.

Tout y passe, les pères absents, les conflits parentaux, les séparations, les mauvaises fréquentations, les tenues excentriques, les textos et autres usages de la jeune génération..... on pourrait se lasser d'un tel déballage si les réalisateurs n'avaient l'idée d'insérer des petites scénes au cours desquelles le père règle ses comptes avec sa fille : le duel à la Barry Lindon entre le père et le petit ami d'Eglantine est savoureux.

Une bonne petite comédie endiablée et tonique à conseiller aux parents qui ont du mal à s'y retrouver avec leurs chères têtes blondes devenues grandes.
 

Pascal mathieu




Film français de François Desagnat et Thomas Sorriaux daprès le livre" 15 ans et demi " de Vincent Ravalec (Flammarion). Avec Daniel Auteuil, Juliette Lamboley, François Damiens, Kionel Abelanski, Julie Ferrier, Benjamin Siksou, François Berléand. 2008 1h37
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